pleine conscience mindfulness

Qu'est-ce que la Pleine Conscience ?

La Pleine Conscience (mindfuness en anglais) est la conscience qui se manifeste lorsque l'on porte attention intentionnellement et de manière non jugeante sur l'expérience du moment présent. La Pleine Conscience s'entraîne par la méditation formelle et des pratiques informelles.


D'où vient la méditation de la Pleine Conscience ?

En 1979, Jon Kabat-Zinn, docteur en biologie moléculaire diplômé du MIT aux Etats-Unis, pratiquant le yoga et la méditation, a eu l'intuition d'adapter ces pratiques dans le contexte hospitalier où le stress est très présent, aussi bien chez les patients que chez les soignants, en proposant un protocole précis.


C'est de là qu'est né le programme éducatif et préventif appelé MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction – Réduction du Stress basée sur la Pleine Conscience) au sein de la Faculté de Médecine de l'Université du Massachusetts, avec la création plus tard du Center For Mindfulness in Medecine, Health Care, and Society (C.F.M.).


Pratiqués dans un contexte laïque, les programmes basés sur la Pleine Conscience sont nés de la rencontre entre deux mondes de connaissance :


d'un côté, la méditation de Pleine Conscience qui trouve son origine dans la tradition de la psychologie bouddhiste sous la forme d'enseignements et de pratiques (vipassana) développant les qualités universelles de présence attentive, de compassion et de sagesse ;

et de l'autre, celui de la science, de la médecine et de la psychologie occidentale.

La pratique de la méditation de Pleine Conscience se déploie aujourd'hui dans de nombreuses sphères de notre société  et fait l'objet d'un nombre croissant d'études scientifiques. 


En quoi consiste la pratique de la Pleine Conscience ?

La méditation de Pleine conscience entraîne notre capacité d'attention et de discernement à ce qui est présent dans l'instant (nos pensées, nos émotions, nos sensations physiques, mais également l'environnement et les relations) en y intégrant une dimension d'éthique et de bienveillance.


C'est une pratique accessible à tous qui s'apprend à travers des méditations formelles (méditation) ou des pratiques informelles (présence dans les activités du quotidien). Son apprentissage, au travers de programmes basés sur la Pleine Conscience qui se déploient sur plusieurs semaines comme MBSR ou MBCT, permet de l'intégrer pleinement dans son quotidien, comme une nouvelle façon de vivre en étant pleinement présent.


Qu'est-ce que cela change de pratiquer régulièrement la Pleine Conscience ?

Entraîner son attention permet de vivre pleinement, en étant plus présent et plus conscient. La pratique de la Pleine Conscience permet de contacter nos ressources internes, notre capacité de résilience au stress, notre clarté d'esprit, notre calme intérieur, notre liberté par rapport aux schémas réactifs habituels, notre bienveillance. C'est la relation que nous entretenons à nous-mêmes, aux autres et au monde qui progressivement peut changer et s'apaiser, en voyant et en comprenant plus clairement ce qui est à l'origine de notre stress et de nos insatisfactions.


Depuis 30 ans, la recherche scientifique s'intéresse aux programmes basés sur la Pleine Conscience qui, organisés selon un protocole précis, facilitent la réplication d'études. La science a ainsi mis en lumière de nombreux bienfaits sur la santé (réduction du stress et résilience au stress, meilleure régulation émotionnelle, concentration, neuroplasticité…) ainsi que sur de multiples pathologies liées au stress (douleurs chroniques, inflammation, psoriasis, hypertension…). 

Site de l'Association pour le Développement de la Mindfulness
Psychothérapie psycho-corporelle

L'Analyse Psycho-Organique, théorisée et mise en place dès les années 80 à partir des travaux de Paul Boyesen, est une approche psycho-corporelle et intégrative. Elle relie les mémoires corporelles et émotionnelles, avec les mots et le mental : la "connexion psycho-organique".


L'APO propose une écoute sensible des situations et des vécus qui sont restés cachés, non conscientisés, mais dont l'énergie immobilisée continue à faire souffrir. 


Le thérapeute est là pour aider le thérapisant à ajuster ses ressentis, ses besoins, ses demandes. Il s'appuie sur une lecture fine de ses mouvements d'ouverture et de défenses, il l'accompagne à approfondir sa rencontre avec lui-même pour re-traverser et transformer son expérience à la lumière de ses besoins VRAIS.

Des notions y sont fondamentales, dont : le "contrat" (pour naître, familial, parental, avec soi-même...), l'"impulse primaire" (le fond du Moi qui désire vivre), le "résiduel" (ce qui me bloque du passé) et le "conséquentiel" (ce qui peut permettre de débloquer l'énergie et transformer le rapport à l'expérience vécue), le "Non joyeux" (s'affirmer vers ce qui suit la vie en soi et avec les autres)...


En appui sur une palette d'expérientiels, le thérapeute analyse les besoins du thérapisant et propose un mode de travail adapté :


- rêve éveillé, 


- travail sur la connexion organique (sensation, expression, sentiment)


- contact avec son Moi profond par des techniques de toucher support ou contenant (la tête et les membres, enveloppements )


- expression avec des médiations: coussins, dessin, écriture


- régressions accompagnées pour refaire "la ligne de vie"....


Les défenses psychiques, nécessaires à un moment donné pour survivre, sont respectées, accompagnées pas à pas dans le processus thérapeutique, pour aller vers une meilleure souplesse psychique et une meilleure adaptation aux situations de vie. 


Chaque thérapie est singulière, force de transformation, de ré-appropriation, de connaissance de soi. 


C'est un mode de psychothérapie psychodynamique, inspirée de la psychanalyse reichienne, qui situe l'analysant dans son processus: le thérapeute est là pour soutenir la fonction thérapeutique de l'analysant, au travers de sa découverte de lui-même. Travaillant avec l'inconscient, cela prend le temps nécessaire pour avancer pas à pas, et sous-entend un travail de régression psychique.

Pour un cadre éthique et une déontologie soutenue par la charte de PSY APO et de l'EFAPO, chaque analysant a les informations nécessaires au préalable sur le type de psychothérapie et a le temps nécessaire pour se situer et en envisager les enjeux. Un travail d'ajustement est permanent, s'appuyant sur une posture active de l'analysant et donc créant un contexte propre à l'exercice du consentement.

Psy APO

Pour un éclairage sur les différents types de "Psys" et de psychothérapies: voir l'excellent site de mon collègue Mikaël Pergent



psys: késako?